La critique

Imaginez-vous que vous travaillez pour une compagnie depuis quelques temps déjà. Vous êtes fier de faire partie de cette équipe, donc vous donnez votre 110%. Vous vous présentez au bureau à tous les jours, vous arrivez à l’heure, vous vous portez même volontaire pour faire du temps supplémentaire une fois de temps à autre.

Après plusieurs années au sein de l’entreprise, une nouvelle politique est instaurée. Chaque employé doit subir une évaluation afin de voir quels sont les points à améliorer. Vous êtes assez sûre de vous et pensez que vous passerez l’épreuve haut la main. Surprise! Vous apprenez qu’il vous faut performer davantage pour maximiser votre rendement annuel.

Cette situation se produit à tous les jours dans les milieux professionnels… et même à la maison. Dans votre foyer, par contre, l’évaluation peut venir de façon plus subtile comme par le biais d’une remarque de votre enfant ou de votre conjoint.

Je suis en relation depuis peu avec un home généreux qui a un grand sens de l’humour et surtout un bon sens familial, même s’il n’a pas encore d’enfant.

L’autre soir, nous avions une discussion au téléphone à propos d’un événement mineur qui s’était produit plus tôt avec mon fils.

Mon conjoint a eu la maladresse de me faire la remarque que j’étais une mère poule. Euh… PARDON!? Me suis-je imaginé lui répondre en lui raccrochant la ligne au nez et lui déclarant la guerre. Mais j’ai poursuivi en lui demandant plus d’explication. Après une longue pause, il m’a dit que je ne laissais pas à mon fils l’espace nécessaire pour qu’il développe son indépendance et qu’il puisse comprendre les conséquences de ses propres actions. OUCH!

Tout ceux qui me connaissent de près savent à quel point il est inconcevable de me faire la plus insignifiante des critiques sans avoir au préalable mis une bonne douzaine de paires de gants blancs. Je l’avoue, je me suis sentie insultée, indignée et surtout incomprise. J’ai donc sèchement mis fin à la conversation. Je me suis ensuite posée bien des questions. Ai-je tendance à surprotéger mon garçon? Est-ce que je fais ce qu’il faut pour l’aider à devenir indépendant? Qu’est-ce que je peux faire pour m’améliorer? Est-ce que? Est-ce que? Est-ce que???

Après avoir ruminé, maudit les dieux, pris une grande respiration et une bonne marche, j’ai fait tout ce qu’un bon employé ferait. J’ai réfléchi, ensuite j’ai réévalué. Pas facile d’accepter la critique (même constructive). Je me suis malgré tout retroussé les manches et je me suis remise au boulot en rectifiant le tir là où il était nécessaire de le faire.

À présent, j’essaie le plus souvent possible d’observer et de réfléchir avant de poser une action ou de prendre une décision en lien avec mon fils. Pas que je ne le faisais pas avant, mais disons que j’étais souvent sur le mode automatique. Je lui accorde plus de liberté et l’encourage à se débrouiller le plus souvent possible sans mon aide. Je lui offre maintenant un peu plus de liberté.

Car je ne connais que deux façons de réagir fasse à une situation qui nous dérange. Un : sacrer, s’argumenter, aller à contre courant pour tenter de sauver les meubles (son orgueil)… ou deux : s’arrêter, réévaluer puis corriger le tir (au besoin).

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